vendredi 16 octobre 2009

Pas d'autre université québécoise tentée par l'aventure football


Dans cet article de Versus-Québec qui est passé un peu inaperçu, on cite le commissaire de la LFUQ, Tom Allen qui affirme qu'aucune université québécoise ne l'a approché pour établir un nouveau programme de football.

Il est intéressant de lire entre les lignes et de voir que selon le commissaire, il faudrait que les arrivées apparaissent en paires pour équilibrer le calendrier, ce qui retardera d'autant plus la venue de nouveaux programmes.

Il est désolant de voir qu'on ne tient pas compte de ce qui se passe en amont (soit la croissance du calibre et du nombre de joueurs collégiaux au Québec) pour pouvoir répondre aux besoins des jeunes athlètes-étudiants.

Une solution potentielle à court terme? Qu'au moins une université Maritimienne ou encore Bishop's engagent des instructeurs/recruteurs Québécois et établissent un espèce de "clan" de joueurs québécois francophones et donnent aux étudiants la possibilité de remettre leurs travaux en français ou tout autre aménagement possible qui faciliterait l'adaptation des étudiants francophones. On refuse de croire que les 350 joueurs qui sortent des collèges québécois annuellement aient tous été "scoutés" et évalués, et leur progression analysée, certains ayant peut-être débuté des carrières sur le tard (à la Étienne Légaré).

6 commentaires:

Anonyme a dit…

À Deux Fans:

Parlant de Bishop's...

1) Les étudiants sont déjà en mesure de remettre la plupart de leurs travaux en français s'ils le désirent mais peu d'entre eux choisissent de le faire car ils sont là pour apprendre l'anglais. De plus, ils ont accès à une panoplie de services pour les aider avec l'anglais (cours d'appoint, centre de rédaction, tutoriat, etc.). 25% de la clientèle de Bish est francophone et quelques joueurs de l'équipe sont francophones aussi.

2) C'est justement l'arrivée de Laval et ensuite de Mtl et Sherb. qui a considérablement rédui le nombre de francophones dans l'équipe. Les entraîneurs se sont davantage tournés du côté de l'Ontario pour parer à ce manque de joueurs. Aussi, au début des années 2000, plusieurs des joueurs francophones de l'équipe étaient défaitistes quand ils jouaient contre Laval car ils savaient que la grande majorité de la crème des joueurs francophones y étaient (avant l'arrivée de Mtl et Sherb). Pour eux, jouer contre Laval étaient comme jouer contre iune équipe de All Stars. Les Ontariens et autres ROC comme Chown, Burke (x2), Lee, Turner, Yurichuk et Jones étaient moins intimidés (quoi que pas très bien préparés à leurs débuts).

3) Il était devenu difficile pour Bish d'attirer des joueurs francophones à cause des déboires de l'équipe à cette époque. Les choses ont commencé à changer il y a 3 ans.

Anonyme a dit…

Ajout:

Il y a eu plusieurs coachs francophones à Bish dans les 15-20 dernières années: Chapdelaine, Constantin, Loranger, Legault, etc. Plusieurs autres étaient ou sont bilingues (Adonna, Allen, Gagnon, etc.)

Pat

Deux fans a dit…

Merci Pat de l'éclairage- Mais à l'exception d'Olivier Morneau, on est incapable de nommer un autre franco chez les Mauves. Difficile de crééer un noyau et d'inciter les joueurs d'influencer leurs ex-collègues collégiaux.

Il faut dire que le choix limité de programmes offerts doit aussi nuire à Bishop's comme une option chez plusieurs étudiants.

Anonyme a dit…

Joueurs francophones dans l'alignement 2009 de Bish:

Olivier Mongeau, Kenny Désir, Pier-Luc Champagne, Elie NGoyi, Mathieu Boulay, Dave Soucy, Yan Jacques, Charles Castonguay Bastien, Andre Charron, Kevin Coutu, Jean-Marc Lavallée, Alexandre Nadeau (http://www.ubishops.ca/gaiters/football/roster.html)

Tous ne sont pas partants mais ils font partie de l'équipe quand même.

Pour en revenir à l'ajout d'une équipe francophone, il ne faut pas oublier qu'il y a les Gee Gees d'Ottawa. L'université à beau être situé en Ontario, elle est quand même bilingue. En fait, si on excluait la clientèle étudiante anglophone de l'U de O, elle serait la 5ème ou 6ème plus grande université francophone au Canada (tout juste devant ou derrière l'UQTR).

Pat

Deux fans a dit…

@Pat Ouais, mais il faut dire que si l'étudiant provient d'un des CEGEP anglophone (spécialement des Cougars), ça facilite pas mal la décision. Et l'intégration n'est surement pas inquiétante pour l'étudiant.

N'oublie pas que coach Blugh ne parle pas Français, un peu inconfortable pour un franco pas trop à l'aise en anglais..

En y pensant, chapeau à Guillaume Bourassa (RB tout-étoile des Cougars) de partir de La Tuque (pas la ville la plus anglo) pour aller étudier/footballer @ Lennoxville.

D'accord pour les Double G, de plus coach Piché est à l'aise en Français, mais à l'exception de Sébastien Tétrault (Granby-5e année) et des francos de Gatineau, bien peu de francos choisissent cette voie.

P.S.: On ne veut pas sembler obstineux, on aime bien ce débat et le relançage d'arguments...

Anonyme a dit…

Deux Fans:

Je vous relance avec plaisir...

Premièrement, Bishop`s a beau être situé au Québec, elle n'en demeure pas moins une université anglophone. Il ne faut pas l'oublier. Je vous l'assure, tout est mis en oeuvre pour que les étudiants francophones réussissent. Je vous ai d'ailleurs énuméré quelques uns des nombreux services offerts pour leur venir en aide.

Les athlètes de Bish ont un très bon encadrement. Si le coach n'est pas bilingue, il est presqu'assuré que l'assistant l'est. Aussi, il y a beaucoup d'entraide sur le campus. L'Université est très petite et tout le monde se connait. Les étudiants, les coachs et les professeurs se parlent et habitent dans les mêmes quartiers, si ce n'est pas carrément sur le campus.

Les équipes de basketball de Bish(masculines et féminines) ont accueillis au fil du temps de nombreux athlètes francophones. Jusqu'à l'année dernière les deux coachs étaient unilingues anglophones... Pourtant, ça n'a pas empêché des Patrice Lemieux (Sherbrooke), Anouk Boulanger (Sherbrooke), France Lanoie (Sorel), Katy Germain (Val D'OR) et Catherine Charbonneau (Drummondville), pour ne nommer que ceux-là, de joindre les rangs des Gaiters...

Il n'est pas si difficle d' étudier dans la langue de Shakespeare. Je viens de Joliette (Cegep de Joliette) et je l'ai fait sans trop de problèmes. Mes amis francos de Bish venaient de la Beauce, Québec, Repentigny, etc. Si un athlète franco veut vraiment étudier en anglais, il le fera, qu'il ait fait ses études collégiales en anglais ou pas.

Finalement, pour en revenir au football, les pires années au niveau du recrutement des francophones furent au début des années 2000, moment où l'équipe était dirigé par Larry Legault et appuyé par Marc Loranger! Ils ont bien essayé de convaincre des Labbé, Dorval et Hilaire (et leurs prédécesseurs) de joindre les mauves mais en vain... L'attrait des université francophones était trop grand.

Pat