samedi 20 mars 2010

Comme de la "Jelly and peanut butter"

Alors, qu'est-ce qui se marie si bien avec le football? Une seule et unique chose, les cheerleaders, et celles des Carabins viennent de faire officiellement leur entrée dans le club sélect des équipes d'excellence de l'Université de Montréal. On sait que le cheerleading s'est développé spontanément à l'UdM par une poignée d'enthousiastes à la suite de la formation de l'équipe de foot. Leurs successeurs, garçons et filles désiraient, depuis plusieurs années, jouir des avantages apportés aux "Carabins" (dans le sens large du terme)

Voici un extrait sur ce sujet, de Quartier Libre, le journal étudiant de l'UdM:

« Ça fait du bien à l’esprit d’être reconnu comme un sport », explique l’entraineuse-chef des cheerleaders, Cindy Charbonneau. Voici maintenant plus de cinq ans que les cheerleaders désirent poursuivre les compétitions en ayant le statut qu’offrent les Carabins. Les athlètes de ce nouveau sport deviennent ainsi la 17e équipe à défendre les couleurs de l’Université de la montagne. Jean-Pierre Chancy, coordonnateur aux sports d’excellence au CEPSUM, explique cet ajout : « Nous avons considéré le critère du rapport hommes-femmes chez les Carabins, mais ce qui a fait pencher la balance c’est la décision de la Fédération québécoise du sport étudiant de reconnaître le cheerleading comme sport universitaire. »


Être une discipline reconnue donne plusieurs avantages. Outre le statut, un apport financier supérieur (de 14 000 $ à 25000 $) leur est offert pour participer aux compétitions. Ce soutien couvre entre autres l’inscription, les costumes, les déplacements et l’hébergement. Ils bénéficieront aussi d’une équipe de kinésiologie. Ces triples champions de la compétition intercollégiale et inter-universitaire ont prouvé leur excellence en obtenant la deuxième place au championnat national et la première place au championnat provincial en 2009. Ils défendront les couleurs du Bleu et Blanc lors du championnat provincial les 14, 15 et 16 mai prochain.

Même notre Ronald King national a embarqué dans l'allégresse cheerleadienne cette semaine et a pondu un article sur le sujet  qui nous en apprend beaucoup plus sur la discipline et les difficultés à surmonter propres à cette discipline. On y apprend même que l'UQTR a une équipe dans la ligue québécoise, même si elle n'a pas d'équipe de football...

On peut y lire cette phrase, désormais célèbre, prononcée par Achour Dermoune: «Contrairement à ce que vous devez penser, je ne suis pas ici parce qu'il y a beaucoup de filles...  Ce n'est pas facile..." a déclaré sans ambages Achour, secondeur Thetfordois de 3e année de l'équipe de foot des Carabins, qui devrait obtenir plus de temps de jeu cette année. Est-il besoin de dire que cette affirmation a été suivie de quelques quolibets et de regards sceptiques de ses Bleus coéquipiers dans les jours suivants...

Et pour boucler la quadrature triangulaire de la jelly et du peanut butter, l'on se doit de parler de la la Sexxxion 6 à ce moment-ci. Celle-ci apporte la banane dans l'équation. Pour les non-initiés,  la Sexxxion 6 est la section des estrades non couvertes devant laquelle les cheers s'exécutent le plus souvent, et en sont derechef, leurs plus fidèles et exigeants partisans... Donc, lorsque les cheers des Carabins ont terminés en seconde place lors des championnats canadiens à la fin de décembre dernier... La Sexxxion 6 s'est sentie un peu émue, tel un père devant sa progéniture, après avoir encouragé ses ouailles toute la saison par des niaiseries toutes plus inspirées les unes que les autres (sic), dont le quasi-biblique cri primal: "Moins de ponpons et plus de pyramides" qui avait l'effet d'un mantra chez les cheerleaders... les poussant toujours plus haut dans la poursuite de l'excellence...