lundi 1 octobre 2012

Et les disparité, on en fait quoi?

Le commissaire (l'est-il encore?) Tom Allen  mentionnait à l'antenne de Radio-Canada samedi dernier que les bonzes universitaires et décideurs se réunissent lundi et mardi pour régler plusieurs dossiers en suspens, notamment le désir de McGill-football de quitter la RSEQ pour migrer du côté de l'OUA.

La question des 28 défaites consécutives des équipes anglophones aux dépens de leur pendant francophone risque d'animer les discussions également. Quant à nous, le déclin des Stingers et la stagnation des Redmen dans les bas-fonds devraient également préoccuper les dirigeants.

En fait, le débat de l' avenir de la LFUQ/RSEQ est entretenu depuis plusieurs années, particulièrement par les gens de la ville fondée par Champlain qui, souvent exaspérés des blowouts à domicile, souhaitent l'instauration d'une super-ligue canadienne. D'un autre côté, à moins que de beaucoup d'argent apparaisse soudainement, les coûts des voyages aériens a mari usque ad mare rend utopique ne serait-ce que l'évocation d'une telle solution.

On aimerait vous soumettre ce qui à notre avis serait une solution où tous seraient gagnants:

Pourquoi pas une fusion footballistique de la RSEQ-OUA, avec une Division 1et une Division 2, exactement comme on le fait dans le circuit collégial au Québec. On pourrait avoir 6 équipes de première division et 10 (11 avec la venue de Carleton) équipes de seconde division, qui pourraient être séparées ou non en deux sous-division.

À tous les 2 ans, si une équipe de première n'obtient pas un minimum de 20% de victoire, elle est reclassée en Div. 2 et remplacée par la meilleure équipe de Div. 2 qui manifesterait l'intention de faire le saut.

On serait en faveur d'un match annuel de chacune des 6 équipes de Div. 1 contre les 6 meilleures de Div.2, question de garder un étalonnage des forces.

Le gagnant de la première division affronterait le gagnant entre l'AUS et le CW pour la Coupe Vanier.

Les avantages d'une telle formule:
- Des matches constamment compétitifs, et ce dans les 2 divisions.

- Des rivalités se développeraient compte tenu qu'il s'agit d'un bassin restreint d'équipes.

- On voyage en autobus.

- À jouer hebdomadairement contre les meilleurs, les joueurs ne pourraient que s'améliorer davantage.

- Un package beaucoup plus intéressant à vendre aux télévisions, autant au Québec qu'en Ontario. À un tel point que les 3 matches de la semaine pourraient être télédiffusés.

- Comme ce sont des équipes plus fortunées, on pourrait accorder un certain nombre de full scholarships et ainsi retenir les meilleurs joueurs de football au Canada.

- Avec une telle clientèle de prestige et une visibilité télévisée importante, il serait possible d'aller chercher des commandites "de ligue" qui pourraient apporter beaucoup d'argent dans les coffres (cie de cell ou banque, etc...)

-En ce qui concerne les assistances, de toute façon, les équipes anglos du Québec n'attirent pas au CEPSUM, peut-être que Queen's ou Western apporteraient plus de fans avec eux!

- Des équipes comme les Gaiters, les Redmen ou même York auraient une véritable chance de gagner un championnat. Il nous est inconcevable que certains programmes ne puissent pas espérer remporter un championnat, même à long terme.

- C'est certain qu'une telle configuration aurait un attrait global au niveau des spectateurs et téléspectateurs favorables à toutes les équipes, qu'elles soient en Div. 1 ou en Div. 2. Combien de spectateurs croyez-vous qu'il va y avoir à ConU l'an prochain? Beaucoup moins qu'à un match de Vanier College.

Notre idée ne sera probablement pas retenue, ou même étudiée, les universités historiquement centrées sur leur nombril et vraisemblablement personne à la table pour prendre le parti des partisans, des joueurs et du bien-être de la ligue en tant qu'entité, mais on se devait de la partager pour notre santé mentale...