jeudi 4 octobre 2012

Match #6 - C'est une partie de 60 minutes

La D-line doit stopper la course des Noirs & Noirs tôt - Photo:  Domskibum
Le fameux cliché se transformera en vérité divine dimanche prochain. Mais tout d'abord, mettons la table;  plusieurs partisans et journalistes s'énervent toutes les zones érogènes de leurs corps en décrivant les enjeux de la rencontre à venir, mais l'objectif n'est pas la première partie de la série, mais bien la dernière. Obtenir le match de la Dunsmore à Montréal serait un bel avantage. Mais, rien n'empêche que ce match se tienne à l'ombre du Mont-Royal même dans l'hypothèse d'une défaite au stade PEPS-PUBLICMOBILE-SSQASSURANCES-ASHTON à la condition que le résultat du match ait un différentiel "gérable". De là l'importance de jouer le plus intensément possible jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de temps au cadran, et ce peu importe qui mène au très beau tableau indicateur (bien qu'un peu petit)des locaux.

À noter que dans ces conditions, une équipe qui entreprend une rotation de son personnel tôt dans le match pourrait être récompensée vers 16:30...

Pour votre information, si la différence est de 7 points ou moins, nous reviendrons à Montréal en chantant "Pink House" (c'est la couleur du mois après tout) de John Cougar Mellencamp dans l'auto sur le chemin du retour.

L'attaque
L'analyste de Rad-Can C-A Sinotte a tellement bien décrit la bataille des lignes qu'il serait présomptueux pour nous de tenter de renchérir. Disons qu'aucune de ces deux lignes n'a affronté de défi de cette ampleur jusqu'à maintenant cette année.

On aimerait cependant mettre l'emphase sur nos receveurs #88 M. Davidson (le meneur dans les all-purpose yards dans la LFUQ) ainsi que #6 A. Ndao. Laval n'a jamais réellement affronté de receveurs avec une telle vitesse, du moins de notre part. Bien que les secondeurs de Laval soient de première classe, on estime qu'ils pourraient éprouver de la difficulté si on réussit à leur isoler avec ces rapides receveurs.

On poursuit aussi notre fixation sur les passes dans le flanc ou comme dépanneur à #8 Rotrand Sené qui pourraient confondre la défensive du général Constantin avec tant d'armes à tenter de contrôler.

En défensive
Nous n'avons pas vu une ligne offensive retenir la DL et le blitz des Bleus depuis le début de l'année, même pas pendant un quart. On ne croit pas que celle du  rédempteur Éthier puisse le faire non plus, mais elle devrait donner légèrement plus de temps à T. Grenon que les autres quarts que nous avons affronté.

Un des jeux clés des Noirs & Noirs sera surement la passe latérale au dangereux M. Norzil contre l'un de nos demis de coin recrue (#9 F. Yansane ou #37 N. Gauthier) qu'on risque de voir souvent pour contrer le blitz Bleu. Lorsqu'il portait le Rouge de Vanier, nous avons vu M. Norzil en porter quelques-unes dans la zone des buts avec cet exact même jeu. Il sera important pour nos corners de ramener le marchand de vitesse à l'intérieur et de le plaquer rapidement.

D'un autre côté, si cette passe peut être interceptée, elle signifie pratiquement un touché, car le défenseur se retrouve avec le chemin vide.

Les Unités Spéciales
Bonne nouvelle, il n'y a pas de prévision de vents "perturbant". Dans un match où toutes les verges et tous les points comptent, nous partons derrière avec nos botteurs #17 J-D Chevalier / #39 Jack Bauer contre l'exceptionnel B. Bédé qui semble avoir retrouvé son mojo.

Nos unités de couvertures devront être exceptionnelles, particulièrement sur les retours de G. Rioux pour éviter de donner des verges ici et là qui pourraient nous couter cher à la fin.

Les impondérables
La grande raison du succès exceptionnel de Laval à domicile est sa propension à ne jamais se battre soi-même. On ne commet que très peu de revirements, et lorsqu'on en fait, ils sont au centre du terrain. Jamais les punitions ne sont couteuses et on a toujours l'impression que le temps est de leur côté (demandez à Sherby et à ConU).

La foule est nombreuse et bruyante, et on craint un peu pour nos recrues A. Ndao, nos deux demis de coins recrues et particulièrement nos deux botteurs avec leur rôle exigeant du timing, qui vont devoir composer avec la situation pour la première fois de leurs carrières naissantes. On a vu la semaine dernière, J-D Chevalier effectuer tous ses bottés de dégagement dès que l'arbitre moulinait son bras, sans même faire de décompte... possiblement qu'il répétait pour cette semaine.

Les Carabins s'amènent avec le plus de pénalités de la conférence et le R & O, le moins. Comme à l'habitude surveillez le trash talk entre les joueurs sur le terrain, ça pimente les relations...

Conclusion
En fait, ce n'est pas la guerre, mais une bataille.


Ailleurs dans la ligue
Ça débute déjà demain ce soir par le Turkey Bowl qui oppose Bishop's à McGill (disponible sur SSN Canada), une reprise du match de la semaine dernière, au Percival cependant. Contre toute attente, le porteur Mauve M. Burke est le 2e meilleur porteur de la conférence et offre une alternative au bras droit du pivot J. Heather. De l'autre côté, l'incapacité de McGill de marquer des points ne peut leur permettre d'espérer remporter le match.

Les Sherbyens visitent les Piqueurs samedi après-midi, match présenté à la SRC dans le cadre du Shriner Bowl dont les profits sont remis aux enfants malades de l'hopital du même nom. Le suspense de ce match-là est de savoir si la série de déboire des équipes anglophones aux dépens des équipes francophones va se poursuivre. Il va subsister un autre affrontement (match #8) entre ces deux équipes avec la même fiche d'ici la fin de la saison. Compte tenu que ConU risque de finir derrière Bishop's, les matches contre Sherby (et les différentiels impliqués) seront clés pour une place en éliminatoire pour les deux équipes.

Après avoir survécu à un calendrier très difficile en début de saison, les Renardeaux, frais émoulus d'un blowout aux dépens de l'équipe du Village Vacance Valcartier, se doivent de prendre un rythme de confiance et une qualité d'exécution attendue d'eux pour entrer en pleine force dans les séries éliminatoires. Leur problème est le même qui a toujours hanté les formations de Sherbytown, qu'elles soient vertes ou grises, soit une constance au niveau de l'intensité pendant toute la durée du match.