lundi 28 février 2011

Analyse du recrutement 2011 de la LFUQ (équipes francos)


On y est! Depuis l’annonce en octobre de R. Labrecque qui s’est orienté alors avec Concordia, on a répertorié la destination universitaire de plus de 162 joueurs (and still counting).

Après un recrutement haut en couleur l’an dernier, on croyait que le sommet dans la controverse serait difficile à atteindre, mais 2010-2011 réservait plusieurs surprises et revirements pratiquement vaudevillesques, avec une finale unidimensionnelle que nul n’aurait pu prédire.
Débutons donc par les équipes francophones (vous pouvez cliquer sur l’en-tête de chacune des équipes pour visualiser leurs prises) :

L’Orgueil de la Montagne

Dans un premier temps, analysons le premier recrutement de coach Maciocia. C’est un recrutement qu’on pourrait qualifier d’équilibré. Chacune des faiblesses que Jacques L. avait identifiées précédemment a été comblée. Cependant, on s’attendait à un peu plus de oumphhh. Le mot clé serait pour qualifier le recrutement serait « adéquat ». La principale carence est du côté des receveurs :  A. Lortie, qui après s’être commité a décidé de prendre sa retraite, et l’inattendu, mais combien « clutch » Matthew Norzil changeant d’idée et décidant d’aller évoluer du côté de la ville qui aura un Colisée coute que coute et à n’importe quel coût.

À l’exception potentielle de P. Enchill, y’aura-t-il un A. Vendrame ou une des étoiles du AA div. 2 qui saura nous faire jaillir sur nos sièges en 2012 et subséquemment…  Quand même, une bonne note pour avoir raflé à peu près tous les quarts disponibles (à l’exception de Jay Roch) qui se disputeront aux camps les quelques postes (3?) ouverts.

Dans la tradition Carabin, un recrutement extrêmement solide en défensive, avec des prises notables à tous les niveaux. Coach Touchette doit piaffer d’impatience afin de modeler cette nouvelle fournée.

Les Carabins ont su piger leur sélection chez TOUS les collèges offrant du AAA (avec le récent engagement du O-line GogoGarniesque A. Laganière). Il fait bon de voir que les Carabins ont su retisser leurs liens avec leur filière naturelle du Vieux, liens qui s’étaient passablement étiolés l’an dernier.

L’équipe de la Vieille Capitale

Incontestablement les vainqueurs de ce recrutement. Coach Constantin avait, dans une première phase, fait une razzia à peu près chez les tous les demis défensifs de premier plan disponible (tous plus de 6 pi.), et a ramassé pratiquement tous les joueurs de pointe à toutes les positions (à l’exception des quarts-arrières). La conclusion du recrutement avec la venue de B. Perez-Archambault, M. Norzil et D. Groulx, trois joueurs qui avaient fait notre top 10 recrutables en fit la cerise sur le sundae dans un sprint final qui laisse ses adversaires pantois, loin derrière.

La profondeur qu’on avait qualifiée d’abyssale l’an dernier dans les receveurs, s’est maintenant répandue aux demis défensifs et a également envahi les postes de ligne offensive et de demis à l’attaque. Il est impossible que les blessures constituent un obstacle pour le Rouge & Or dans la poursuite de leurs objectifs.

Les bicolores dorés ont pigé indifféremment d’une équipe collégiale ou d’une autre, il ne s’agissait que le général Constantin n’appelle le convoité pour que celui-ci réagisse à l’appel, telle une matante au bingo, plus ou moins rapidement selon le cas.

Comme on l’avait affirmé avec raison dans le cas des receveurs l’an dernier, le principal défi qui attend le général Constantin sera de maintenir l’esprit d’équipe avec tous ces égos de joueurs vedettes qui rongeront leurs freins… À moins que l’idée qu’il prônait l’an dernier d’augmenter le nombre de joueurs dans l’alignement de départ ne se matérialise…

La Reine des Cantons

Difficile de qualifier le recrutement des Verts, ils ont eu le meilleur recrutement dans la critique colonne vertébrale, avec comme demi l’arrivée de Beni Djock et de l’enfant prodige Jérémi (minus e) Doyon-Roch et de sa cour de receveurs étoiles qui l’ont accompagné en montant sur la 10. De plus, le transféré super-étoile I. Bamba s’y ajoute. Le duo de receveurs éloignés qu’il constituera avec S. Charbonneau-Campeau constituera possiblement la paire la plus terrifiante a ne jamais avoir foulé les terrains de la LFUQ. Donc, les ingrédients clé pour une attaque irrésistible… Sauf que, à l’exception de R. Saintus (plaqueur défensif), leur recrutement de studs s’arrête pas mal là.

Aucune prise d’importance sur la cruciale ligne offensive, malgré la disponibilité du voisin Windsorien D. Groulx, qui a choisi la 55 et la voie de la facilité (pour se rapprocher d'une Dunsmore).

Des carences défensives, notamment des demis de coins grands et rapides ainsi que des successeurs à K. Régimbald et  P. Fonseca n’ont pas été adressés. La chose qui nous surprend le plus est le fait de ne pas avoir sécurisé un soutien à JDR au poste de quart. L’an dernier, le rouquin J. Goulet n’avait impressionné personne en relève à J-P Shoiry blessé. Et le mélange, ligne offensive sans profondeur (particulièrement si Y. Sage reste dans la CFL) et quart recrue, risque de mettre à nu cette faiblesse.

Si l’on excepte toujours la colonne vertébrale, les Verts n’ont recrutés qu’un seul finissant (O. Emond) de leur meilleur pourvoyeur habituel, soit Champlain-Lennoxville, pourtant les A. Chabot, D. Groulx et quelques autres auraient facilement eu leur place au sein de l’alignement des renards.

Malheureusement, pour l’équipe aux estrades éloignées, l’équipe quattro-victorieuse du Bol D’Or Collégial AA, les Volontaires de Sherbrooke, ont très peu de joueurs qui percent au niveau universitaire. Leurs succès reposant davantage sur un système et un concept d’équipe.  Le joueur avec les plus grandes qualités athlétiques, Michaël Langlois (DB) a préféré jeter son dévolu pour l’équipe où il est certain d’obtenir une chance égale aux autres, et leur général au poste de quart, G. Bernard-Perron a préféré un programme d’étude à l’UdM et à aspirer à un poste de pivot chez les Carabins…

Nous poursuivrons dans un second billet, plus tard cette semaine, avec les équipes anglophones…