mardi 21 octobre 2008

Retour sur le match de samedi contre les Redmen


Marc Santerre, l’entraineur des Carabins était très déçu de la tenue des siens à la suite du match de samedi dernier. Revenons donc sur la performance des différentes brigades :

L’offensive :
Normalement, marquer 45 points devrait assurer à toute unité offensive un bouquet de fleurs, cependant… Disons qu’avant que Patrick Jean-Marie, et sa moyenne de plus de 8 verges par course ne se mette en marche, les Carabins avançaient péniblement et que les premiers jeux se faisaient rares. M-O Brouillette semblait vouloir faire avancer l’attaque uniquement qu’avec ses courses au sol (qu’il termine toujours en étant solidement plaqué tel un porteur de ballon, ce qui nous fait toujours craindre des blessures). Le même Brouillette a aussi tenté quelques passes de type « Hail Mary » en première demie, celles-ci risquaient de se faire attraper davantage par les Redmen que par un Carabin.

Il arrive que M-O Brouillette nous apparaisse perdu et moins efficace lorsqu’il est dans sa poche protectrice ou qu’il n’attende que le moment propice pour partir à la course sans jamais avoir eu l’intention d’effectuer une passe. Lorsqu’il se promène derrière la ligne et qu’il « scramble », menaçant la défensive adverse d’une passe, c’est là qu’il est le plus dangereux, ses passes étant plus « laser » et sa permanente menace de course empêchant les secondeurs adverses de venir à sa rencontre.

Ce qui nous ramène à la grande question concernant la performance de Patrick Jean-Marie est : « Est-ce lui qui est si talentueux, ou est-ce les Redmen qui se faisaient traverser par la ligne offensive des Carabins? » Rappelons que Boursiquot n’avait pas eu de difficulté lui non plus à franchir 7-8 verges à sa première (et quasi unique course). Selon la gravité de la blessure à Boursiquot, j’imagine qu’on aura la réponse samedi…

La défensive :
La pierre angulaire des Carabins, celle sur laquelle tout repose, et dont son athléticité (nouveau mot tiens, c’est un blogue ou pas) avait même secoué l’unique équipe invaincue de la division Québec du circuit universitaire, lors de la première demie à leur affrontement au match inaugural.
Donc, la défensive avait commencé le match comme à l’habitude, en mettant une tonne de pression sur Connel, le quart recordman des Redmen, qui ne trouvait jamais ses receveurs; soit qu’ils étaient couverts ou la pression de la ligne défensive des Carabins l’empêchait de travailler à l’aise. Puis les sacs se succédant, on avait l’impression que chacun des membres de la défensive des Carabins voulaient obtenir son sac individuel. Profitant de cette opportunité, Connel a décoché ses passes plus rapidement et a exploité des trous béants dans la secondaire, donnant à son équipe une chance de revenir dans le match. Avec leur talent supérieur, les Carabins ont fini par avoir le dernier mot, mais sans avoir titubé d’une façon un peu inquiétante contre une équipe qui avait marqué si peu de points à leurs derniers matches.

Les unités spéciales :

Là ça se gâte, d’ailleurs depuis le début de l’année, les unités spéciales en retour de bottés sont hésitantes, échappant le ballon à l’occasion et accomplissant peu de retour des bottés intéressants (à l’exception peut-être d’Hamid Mahmoudi) .
Disons que du côté de la couverture contre les retours de botté, les Carabins sont plus tranchants, tant au niveau des bottés bloqués que pour empêcher les retourneurs adverses de progresser.

Lors d’un prochain blogue, nous aborderons les spécificités à surveiller en vue du match contre les Gaiters.