jeudi 14 août 2014

Les Carabins et les Alouettes, même combat...

Une introduction un peu intrigante vous croyez?

Un scène qu'on veut voir plus souvent - Photo Domskibum
On sait que depuis le début de l'année (ou la retraite de Calvillo si vous préférez), les Alouettes ont un immense problème à faire avancer le ballon par la voie aérienne... Nous allons vous démontrer que les Bleus ont éprouvé un problème similaire l'an dernier.

En effet, à la veille de l'ouverture des camps, on se permet de regarder sur une des faiblesses criantes des troupiers de Coach Maciocia:

La passe

En 2013, les Carabins ont terminé 26e sur 27 équipes de SIC quant au nombre de passes tentées, de passes complétées ainsi que de passes de touchés (4!!!). La seule équipe plus poche que nous à ces chapitres étant Saint Mary's. N'empêche que nous sommes devancés par Carleton, Mount Allison et Waterloo (entres autres).

Anachroniquement, l'entraineur-chef coach Maciocia est un adepte du jeu vertical et s'il n'était pas employé par l'UdM, il serait assurément coordonnateur offensif quelque part pour une équipe professionnelle canadienne...

Les archis-rivaux

Il est pratiquement impossible de parler des Carabins sans parler de leur némésis, l'équipe au bout de la 40. Le Rouge et Or parvient plus souvent qu'autrement à vaincre les Bleus en s'appuyant sur les toujours mêmes deux mamelles:

- On étouffe la course au sol.

- On ne crée pas de revirement quand on est à l'offensive.

Et suivant ces simples théorèmes inéluctables depuis les touts débuts des affrontements face aux Bleus, les bicolores dorés ont compilé depuis 2002 une fiche de 14-5 face aux Bleus en plus de nous infliger 7 défaites (cruellement douloureuses) en éliminatoires. Ils ont remporté leurs 3 affrontements contre nous la saison dernière de façon honnête et carrée.

Vous ne croyez pas qu'un jeu de passe efficace et menaçant serait la clé pour briser cette malédiction qui afflige les locataires du CEPSUM depuis leur retour dans la LFUQ ? La seule année où nous avions effectivement cette arme était 2012, où nous nous sommes incompréhensiblement écroulés face au Renard en demi-finale de la Dunsmore.

Argument supplémentaire, cette année les Carabins affichent la meilleure unité de receveurs de leur histoire. Possiblement que l'année des F. Bruno, Y. Pierre et D. Kouamé, il y avait plus de talents chez les partants, mais nous n'avons jamais approché la profondeur de la brigade 2014:

Les partants potentiels: Le Prince A. Ndao (on s'attend à ce que ça soit SON année), Mickhaïl -les trémas- Davidson, Maxou Fournier-Rioux (qui revient à sa 5e année) et Philip Enchill.

Les prétendants: Timothée Godber, A. Vendrame, S. Nadeau-Piuze, A. Huard, R. Cibasu, G. Marinello et quelques autres recrues assoiffées...

Regardez ça de l'angle que vous vous voulez, il y a de la qualité et de la quantité impressionnante là-dedans... Il ne faut que leur remettre le ballon, encore et encore...

La bonne nouvelle ? Contrairement aux Alouettes, les Carabins ont du temps et un camp d’entraînement entier pour mettre en place une attaque aérienne efficace avant les séries éliminatoires.