vendredi 3 novembre 2017

Entrer dans les séries, un cliché à la fois.

Place à la vraie saison! Les Carabins entrent dans les séries samedi. Pour gagner contre les Abeilles, ils devront exécuter des deux côtés du ballon et jouer pendant quatre quarts, mais devront prendre un quart à la fois. Dans cette guerre de tranchées, l’équipe qui fera le moins d’erreurs l’emportera. Mais pour ça, les Carabins devront gagner la bataille des revirements, car les impondérables feront la différence. Le positionnement sur le terrain sera la clé pour contrôler le cadran. Mais comme les défensives gagnent les championnats, l’équipe qui le voudra le plus l’emportera...

Sans tomber dans les clichés encore plus, j’avais écrit la semaine dernière que l’attaque des Carabins devait utiliser la partie contre les Redmen pour rétablir sa confiance et son synchronisme, question d’entrer dans les séries avec un certain momentum. Malheureusement l’attaque qui a démontré le plus de dynamisme et de volonté n’était pas celle des Bleus. Encore une fois, la cohésion entre S. Caron et ses receveurs n’était pas au rendez-vous. Et pourtant, aussi agressive soit la défensive de Coach Hilaire, la supériorité athlétique des joueurs offensifs des Carabins auraient dû leurs permettre de gagner les luttes one on one. Ça n'a presque aucun sens que les deux meilleurs receveurs de l’équipe, R. Cibasu et LMNOP n’aient attrapé que respectivement 1 et 2 ballons. Si on veut être positif, l’équipe pourrait bâtir sur sa performance au sol, sûrement sa meilleure de l’année… bien que ce n’était que McGill.

Mais reste que le déblocage du jeu au sol et de l’éclosion du jeune R. Malki tombe à point. Car n’en déplaise à certain, la rédemption de l’équipe et l’atteinte du Saint Graal de plywood passera par le jeu au sol. Non pas que je prétends que les Carabins pourront battre le RetO en leur courant dessus pendant quatre quarts. Mais ils pourront le faire en passant d’une attaque unidimensionnelle anémique à une attaque balancée qui gardera la défensive des Méchants sur ses talons.

Mais avant de penser à la coupe Dunsmore, les Carabins devront vaincre les Stingers ce samedi au CEPSUM. Le dernier affrontement entre les deux équipes remonte à l’ouverture de la saison au Stade Loyola. Les Carabins l’avaient facilement emporté 37-19. Sam avait lancé pour 338 verges et avait réussi 3 passes de touché. Le bon vieux temps. Beaucoup d’eau a coulé  dans les St-Laurent depuis cette partie : Les Abeilles se sont fait voler une victoire au PEPS; ils ont perdu leur quart-arrière #1; le #2 a quitté l’équipe; le joueur vedette de leur défensive a été testé positif; le #Gastrogate les a sauvé d’une défaite au CEPSUM; ils ont mangé une solide rince contre les Verts et finalement, ont perdu leur #3. C’est donc une équipe menée par son QA #4 et sans son plaqueur vedette qui se présentera au CEPSUM. Si on se fie à ce que l’on a vu la semaine dernière contre le RetO, attendez-vous à voir souvent l’excellent Jean-Guy Rimpel porter le ballon.

Quelle défensive présentera les Carabins? Depuis le début de l’année, les Carabins jouent avec un Front7 avec un seul plaqueur défensif en premier essai. Un genre de 1-3-3. Sachant que les Abeilles voudront utiliser leur énorme ligne offensive pour ouvrir le chemin à Jean-Guy, ne serait-il pas temps de revenir à une D plus classique avec 2 DT. L’ajout de C Mignault ou d’O. Paquet-Brisson au côté de « l’unimembré » K. Prévost pourrait sûrement aider à fermer le centre de la D. Bien que le problème de la D depuis quelques parties ce ne sont pas vraiment les gains au sol. Espérons que ConU n’a pas eu le temps d’écouter le film de la semaine dernière, et de la semaine précédente… et l’autre.

Les Carabins ont déjà annoncé que Samuel Caron sera aux commandes de l’attaque samedi. Clairement, l’état-major de l’équipe sait quelque chose que les amateurs ignorent. Clairement, ils n’ont pas vu les dernières parties avec les mêmes yeux que nous. Pour mettre toutes les chances sur son côté, Sam pourra compter sur le retour du rapide G. Paquet-Rocket. Mais malgré ce retour, le succès de l’attaque aérienne doit passer par les vétérans Cibasu et Normandin. Ces deux receveurs ont le format et les mains pour gagner leurs batailles contre les demis défensifs adverses. Mais pour ce faire, on doit leur lancer des ballons. Parions que M. Iadeluca risque d’être moins patient avec son QA #1 avant de le retirer au profit de Dimitri Le nouveau Messie.

Selon toute vraisemblance, les joueurs de lignes G. Sylvestre et F. Bessette devraient être de retour au jeu samedi. Leur retour devrait améliorer le jeu au sol des Bleus et préparer l’équipe pour du football d’automne.

Encore une fois, sans prendre Concordia à la légère, les Carabins doivent utiliser cette dernière partie devant ses supporteurs  au CEPSUM, pour créer un enthousiasme et retrouver ce je-ne-sais-quoi qui faisait que tout réussissait à l’attaque. Ils doivent retrouver le plaisir de gagner. Ils doivent retrouver la rage de vaincre. Ils doivent renouer avec l’œil du tigre!

Ma prédiction : Victoire des Carabins par 3 touchés. Pas parce qu’ils vont avoir bien joué, mais parce qu’ils sont tout simplement une meilleure équipe sur tous les plans… comme la semaine dernière. #Soupir.



Samedi, ils annoncent une température parfaite pour du football de novembre, 6 degrés et du soleil. Il reste encore beaucoup de billets disponibles. Si vous n’êtes pas venu au CEPSUM cette année, ou si quelqu’un que vous connaissez n’est pas encore venu, c’est le moment idéal. Les Montagnards seront au tailgate à partir de 8h du matin pour le petit déjeuner. Joignez-vous à nous. 


MdM